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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /2006 00:00

Retour d'un spectateur, Aurélien SAUSY, adhérent de CQVJLM, sur la projection du film "Une vérité qui dérange" et le débat qui a suivi (merci à lui) :
(photo issu de l'affiche du film)

J'étais Jeudi 12 octobre au cinéma royal Utopia à Pontoise pour assister à la projection du "film-exposé" d'Al Gore intitulé "Une vérité qui dérange".
Ce dernier évoque  l'engagement d'Al Gore dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Cette projection était suivie d'un débat général sur la situation du réchauffement climatique et les réactions à chaud des spectateurs. Puis le débat s'est recentré sur la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, les actions qui sont menées et tous les gestes du quotidien qui limitent notre impact sur l'environnement.
Le film est plutôt un documentaire. Il est constitué d'extraits d'une conférence qu'Al Gore a donné aux Etats-Unis en Europe et en Asie. Il explique dans cette dernière les conséquences dramatiques de l'activité humaine, en particulier l'activité industrielle sur la planète et montre que ces conséquences sont déjà visible en de nombreux points du globe. Il dresse ainsi un constat édifiant: de la fonte des glaciers à la pollution en passant par le déséquilibre nouveau que crée le réchauffement climatique et les conséquences encore plus dramatiques qu'il pourrait engendrer dans très peu de temps, c'est à dire à l'échelle d'une vie humaine.
Ce film donne à réfléchir, et il donne à réfléchir à TOUT LE MONDE !
Le constat le plus édifiant pour moi a été de voir comment l'homme à réussi en 1 siècle à dérégler des écosystèmes et des cycles établis depuis des millions d'années.

Concernant le débat il était mené par deux élus verts de Cergy et du conseil général, de plus une association ("Quelle Terre Demain ?") était présente et exposait son point de vue pour la généralisation des petits gestes quotidiens qui multipliés par des millions permettent de grandes choses.
Le débat s'est ensuite construit sur les alternatives possibles et les solutions qui existent; avec notament l'intervention d'une personne sur l'alternative de la décroissance soutenable et les alternatives au
pétrole, les habitudes de consommation qu'il faut changer et tout un ensemble de points de vue très intéressant.
L'un des deux élus nous a ensuite montré des nouvelles technologies d'éclairage qui consomment environ 4 fois moins d'énergie pour la même luminosité !!! Les technologies sont là, seul reste le choix des politiques; le débat s'est donc ensuite tourné naturellement vers les pouvoirs et le rôle que jouent les "grands": Etats-Unis, Union Européenne et Japon entre autres mais également les entreprises qui contrôlent les marchés du pétrole de l'industrie chimique et j'en passe...
Aux environs de minuit le débat s'est clos, tout le monde était fatigué et le débat commencait à s'essouffler.
La présence de jeune était sérieusement insuffisante et je le déplore; cela nous concerne encore plus car c'est notre génération qui va devoir prendre les décisions importantes concernant notre planète. De plus, et Al Gore l'explique très bien dans le film, nous sommes peut être véritablement seul dans l'univers cela vaut quand même le coup de préserver ce patrimoine unique et de continuer à vivre avec un minimum d'harmonie et de respect de ce qui nous entoure.

Aurélien Sausy, étudiant à Cergy en 1ère année de géographie, 18 ans
Vous pourrez lire également le retour de CAP21 sur le même thème : http://cap21-val-d-oise.over-blog.com/article-4201785.html

Par CQVJLM - Publié dans : cqvjlm
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 00:00

Le but de ce colloque, qui a eu lieu le 25 septembre 2006 à Paris, était de présenter aux différents acteurs du transport de marchandises (ministère, pouvoirs publics, transporteurs, chargeurs,…) un outil équitable, acceptable et efficace, présenté comme un premier levier pour bâtir une politique soutenable des transports, une éco-redevance sur le transport de marchandises (programme du colloque).
France Nature Environnement travaille à ce projet depuis 2 ans.
On part d’un constat :
Le transport routier représente presque 80 % du total des marchandises transportées. Sa croissance est incompatible avec les engagements environnementaux signés par la France, avec les discours sur le développement durable et le rééquilibrage rail-route.
L’urgence de la situation est bien mise en évidence.

La présentation du projet
Cette éco-redevance est basée sur le principe du pollueur-payeur. Rappelons que l’article 4 de la Charte de l’Environnement du 28 février 2005, à valeur constitutionnelle, stipule que « Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi. ».
Cette taxe se base sur les taux d’émissions polluantes du véhicule. L’idée est d’arriver à terme (lequel ? Un autre problème) à intégrer les coûts externes du transport :  pollution atmosphérique, réchauffement climatique, bruit, congestion, etc. Actuellement, les coûts d’infrastructure ne sont que partiellement pris en compte dans les péages (document de présentation).

Une taxe équitable et acceptable
Cette redevance est kilométrique et varie également en fonction de divers critères propres au véhicule.

Les recettes
Cet outil financier sert à collecter des fonds, mais il doit aussi permettre une prise de conscience des enjeux liés à nos habitudes de transport. Les recettes doivent financer une politique des transports respectueuse de l’environnement et donc être affectées directement, pour les 2/3 au moins, aux transports non routiers. Ce qui rééquilibrerait la politique d’investissement, très favorable aux projets routiers pendant les 30 dernières années. Le report modal du routier vers le rail et la voie d’eau deviennent alors un objectif réalisable et non pas un discours vague.

Limiter les transports absurdes
L’idée est également de privilégier autant que possible les circuits courts et les produits locaux, plutôt que de continuer à trimballer des produits d’un bout de l’Europe à l’autre (penser qu’un yaourt aux fraises représente 9 100 km de transport, comme l’a montré une étude, devrait faire sauter toute personne sensée au plafond).

Appliquons la directive européenne « Eurovignette »
Relative à la taxation des poids lourds pour certaines infra-structures, cette directive a été modifiée cet été. Bien que très insuffisante pour répondre aux objectifs initiaux de report modal et de sécurité accrue dans les transports (Livre Blanc des transports, 2001), elle présente quelques avancées intéressantes (directive européenne). Nous sommes tenus de la transcrire en droit français dans les 2 ans, ce qui pourrait et devrait représenter une première étape vers une tarification plus équitable des coûts d’infrastructure dus au transport routier de fret (quand le principe du pollueur-payeur sera-t-il appliqué ?).

En bref
On ne peut que vous inciter à lire les détails du projet, expliqués très clairement et en abordant tous les aspects (économiques, sociaux, juridiques, etc.) (les propositions). Cette proposition paraît extrêmement intéressante et intelligente. Pourtant elle n’a reçu qu’un faible écho auprès des personnes représentant le ministère des transports, les chargeurs, et les transporteurs. Ce qui est passablement désespérant… Nous avons aujourd’hui les moyens de mesurer « l ‘ampleur des dégâts », nous savons évaluer la marge qui nous reste pour inverser la tendance :10 petites années pour espérer arriver à limiter le réchauffement global à 2 degrés Celsius, au-delà desquels on va définitivement dans le mur. Nous arrivons à imaginer des outils tels que cette éco-redevance, qui on ne le répètera jamais assez, n’est qu’une pièce de la grande machine à mettre en place. Mais nous ne savons toujours pas quel moteur utiliser pour éveiller la conscience de ces décideurs, qui mènent le troupeau dans le gouffre. La réponse à ces propositions concrètes peut se résumer schématiquement à : il faut que l’Europe construise cette politique…, seuls, nous ne sommes pas en mesure de …(mais l’Europe, c’est qui, finalement ? Pas nous, Français, pour une part ?), les mentalités mettent des décennies à évoluer… (comme si on avait le choix, à présent de laisser les mentalités évoluer à leur tout petit rythme !). Démoralisant, assurément. Pourtant, ce projet d’éco-redevance paraissait si bien ficelé !

Si vous êtes interressé, vous pouvez lire également le rapport d'expertise.

Merci à France Nature Environnement pour les documents de ce colloque et à Emmanuelle de CQVJLM pour ce compte-rendu.

Par CQVJLM - Emmanuelle - Publié dans : cqvjlm
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