Beaucoup d'entre nous traversent et se promènent dans la forêt Domaniale de
l'Hautil.
En principe protégée et classée, on peut y trouver de drôle de choses :
Tout d'abord une signalisation "sortie camions" en plein de cœur de cette forêt, ce qui peut surprendre.
On peut penser que ce panneau n'est que temporaire (des travaux dans la forêt
?). Mais l'état de la chaussée ne laisse aucun doute, des bas-côtés défoncés et des traces de poids lourds confirment que ce panneau a sa raison d'être ! En semaine, on peut y croiser un ballet
incessant de camions bennes et autres poids lourds que l'on voit habituellement sur des chantiers.
Ce n'est rien de plus qu'une décharge en pleine forêt ! et pas n'importe quelle décharge : une entreprise y entrepose - en principe - des déchets du bâtiment sur 5 hectares !
Voilà ce que l'on peut y voir en pleine forêt :
Mais tout ça n'est rien : le pire est à venir !
La mairie de Vaux sur Seine a décidé d'agrandir cette décharge et, pour cela, de déclasser 25 hectares de forêt !
Un collectif s'est créé : le "Collectif pour la protection du massif de l'Hautil" afin d'arrêter cela, (dont fait partie modestement notre association). Vous trouverez ci-dessous leur communiqué
de presse.
Une pétition est également en ligne sur le site de "Bien Vivre à l'Hautil" : http://hautil.org
Signez contre cette absurdité !
Communiqué de presse
Triel sur Seine le 27 avril 2009
Action concertée de 17 associations
contre le déboisement de la forêt de l’Hautil
et l'implantation d'une décharge de matériaux issus du bâtiment.
Le « Collectif pour la protection du massif de l’Hautil » entreprend depuis
février des actions d'opposition au projet de Julien Crespo, maire (sans étiquette) de
Vaux-sur-Seine qui a le projet d'agrandir (25 ha) une décharge illégale existant actuellement (5 ha) sur le territoire de sa commune faisant partie de la forêt e l'Hautil et du Parc Naturel Régional du Vexin.
Composée théoriquement de déchets du bâtiment « Ce sont des minéraux solides
inertes qui ne peuvent subir aucune transformation physico-chimique ou biologique. Ces matériaux ne se
décomposent pas, ne brûlent pas, ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas d'autres matériaux avec
lesquels ils entrent en contact d'une manière susceptible de provoquer une pollution de l'environnement ou de nuire à la santé humaine. » Selon le dossier d'information de la mairie de Vaux du 23 novembre 2007.
Monique Ory, présidente de l'association « Défense des Sites de Vaux-Evecquemont
(DEF'SIT) fut une des premières à monter au créneau en démontrant la vraie démarche du projet qui est : « Comment
transformer une forêt en poubelle... ». En effet aucun contrôle n'étant à notre connaissance exercé sur les dépôts
actuellement déchargés, à raison de 14 camions à l'heure, le Collectif exprime avec le Conseiller général du Val d'Oise (DG) Jackie Breton « sa plus grande inquiétude » sur la nocivité des matériaux comme amiante, déchets d'incinérateurs, mâchefer, granulats, plâtre, ciment, matériaux pouvant contenir de l'amiante ou des hydrocarbures ou émettre des rayonnements etc. L'habillage écologique du projet « réaménagement du bois de Fort Vache» n'est de l'avis de Lionel Fréjaville, président de l'association «Bien Vivre à l'Hautil», « qu'un verni écologique » car « l'entreprise Petitdidier n'est pas paysagiste, elle n'a pas compétence pour reconstituer une forêt ».
Jean-Claude Wanner, maire de Boisement, s'indigne : « On va faire de ce site une décharge où rien ne repoussera. On va
en faire un désert ». Une action similaire menée à Courdimanche, il y a une vingtaine d'années a montré que les arbres
ne repoussaient pas. Sur quoi Joseph Watellier président du club «Attention Planète» de Cergy-Pontoise ajoute «Ce projet
est absurde... nous avons le devoir de protéger ce massif. Nous sommes mobilisés et nous irons jusqu'au bout car la
cause est juste. » D'autant plus que la faune et la flore actuellement sur le site sont protégées et seraient
détruites.
Notre action est soutenue par :
- Le Député des Yvelines (UMP) Pierre Cardo
qui nous a informé le 23 mars qu'il pose une question écrite au ouvernement quant au respect des dispositions de l'article L541-30-1 du code de l'environnement sur
le
stockage des inertes.
- Le député
du Val d'Oise (UMP) Axel Poniatowski qui dit le 25 mars : « non à une décharge en pleine
forêt », et « exprime toute son inquiétude » puisque qu'il semble bien décidé à obtenir l'abandon de ce projet
en alertant Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie et du développement durable.
- L'A.E.V.
: «l'Agence des Espaces Verts au vu du dossier d'aménagement du site de «Fort Vache» et de
l'étude d'impact ne peut qu'émettre un avis négatif à la révision du PLU de la commune de
Vaux-sur-Seine».
Ce soutien s'accompagnerait de celui de Michel Vampouille, Conseiller Régional (Vert) d'Ile de France.
Le directeur Régional de l'environnement délégué de bassin Seine Normandie (DIREN)
: «... En conclusion,
compte tenu de l'insuffisance du dossier, et au regard des documents supra communaux, la démarche de
déclassement de l'espace boisé de la forêt de l'Hautil ne me paraît pas justifié. J'émets un avis défavorable
sur ce dossier, tel qu'il m'est présenté. »
ASSOCIATIONS MEMBRES DU COLLECTIF
CERGY PONTOISE : Club Attention Planète
VAUX -EVECQUEMONT - MEULAN - TRIEL : DEF'SIT
VAUX : ASPIC 78
TRIEL SUR SEINE : Bien Vivre à l'Hautil (BVH) - Pissefontaine Environnement
Le Parc aux Etoiles - APPCT (Association pour le Préservation du Paysage du
Canton de Triel) - AAPPMA : (Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique)
MENUCOURT : Comité de défense de l'environnement de Menucourt (CDEM)
COURDIMANCHE : Courdimanche Art de Vivre
CHANTELOUP LES VIGNES : Comité de Sauvegarde de Chanteloup-les-Vignes - DIOMEDEA
LES YVELINES : CAPESA
VAUREAL : L'ORTIE
VERNEUIL SUR SEINE : UPBL (Union des Pêcheurs de la Base de Loisirs du Val de Seine)
JOUY-LE-MOUTIER : Collectif pour la Qualité de la Vie
ANDRESY : EAVS (Entente Aquatique du Val de Seine)
Et avec le soutien de : Île-de-France : Île-de-France Environnement